Carte cadeau et bon cadeau chez le coiffeur et le barbier
La réponse courte
Dans un salon où coupes, couleurs, soins et produits sont tous au taux normal de TVA, le bon cadeau est un bon à usage unique : sa TVA se déclare le mois de la vente, et elle n’est pas rendue si le bon ne sert jamais. Le litige naît presque toujours au fauteuil, quand le bon nomme une prestation dont le prix a changé ou dépend de la longueur des cheveux : un montant en euros, ou un forfait détaillé comme sur votre tarif affiché, l’évite.
Au salon, celui qui paie le bon cadeau n’est presque jamais celui qui s’assoit au fauteuil. C’est ce qui en fait un si bon cadeau, et c’est d’où viennent les malentendus. Quatre règles le gouvernent ; chacune a son texte officiel et un geste à faire avant les fêtes.
Un bon est à usage unique quand, dès sa vente, on connaît le lieu de la prestation et le taux de TVA qu’elle portera ; chaque vente du bon est alors taxée comme la prestation elle-même.
Dans votre commerce : Quand coupe, couleur, brushing, taille de barbe et produits de soin sont tous au taux normal, le bon du salon est taxé le mois où vous l’encaissez, pas le jour du rendez-vous.
Le geste du jour : Passez chaque bon vendu en décembre dans la caisse comme une vente du jour, au taux normal, et notez son numéro dans votre liste de bons.
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Le tarif affiché et ses forfaits
arrêté du 27 mars 1987 relatif à la publicité des tarifs de coiffure
Un salon de coiffure affiche ses prix en vitrine et à l’intérieur, tient à la caisse la carte complète de ses prestations, et chaque forfait de ce tarif doit détailler les prestations qui le composent.
Dans votre commerce : Un bon « forfait coupe et brushing » se lit à la lumière de ce tarif : s’il reprend le nom exact d’un forfait affiché et son détail, personne ne discute de ce qu’il couvre.
Le geste du jour : Recopiez sur le bon le nom du forfait tel qu’il figure sur votre tarif, avec la liste de ses prestations, ou écrivez un montant à la place.
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La prestation et son prix dits avant l’achat
article L111-1 du code de la consommation
Avant de vendre une prestation, ou le bon qui la promet, le coiffeur informe le client de ses caractéristiques essentielles et de son prix, de façon lisible et compréhensible.
Dans votre commerce : Une couleur sur cheveux longs ne coûte pas le prix d’une couleur sur cheveux courts : un bon « une couleur » vendu sans plus de précision promet une chose dont ni l’acheteur ni vous ne connaissez le prix.
Le geste du jour : Pour une couleur, un balayage ou des mèches, vendez un montant en euros, et dites à l’acheteur ce que deviendra le reste s’il en reste.
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Le bon jamais utilisé
BOFiP, BOI-TVA-CHAMP-10-10-40-50, § 70
Quand un bon à usage unique n’est pas échangé avant sa date de fin, la TVA payée à sa vente n’est pas remboursée à celui qui l’a émis.
Dans votre commerce : Le bon du salon garde donc sa TVA même si personne ne vient : ce n’est pas une raison de refuser un bon arrivé quelques jours trop tard, mais c’en est une de savoir combien de bons dorment.
Le geste du jour : Le premier lundi de chaque mois, relisez votre liste de bons et prévenez les bénéficiaires dont le bon approche de sa date de fin.
Les pièges propres au salon
Le créneau qui manque
Un bon ne réserve pas de créneau, et l’agenda est souvent plein quand les bons reviennent. Écrivez « sur rendez-vous » sur le bon, avec la façon de le prendre : en ligne, au comptoir, par message.
Le rendez-vous non honoré
Le bénéficiaire ne vient pas et ne prévient pas. Décidez à l’avance si le bon est alors débité, en tout ou en partie, et écrivez la règle sur le bon : la même que pour un client qui paie.
La prestation que la personne ne veut pas
Un bon « balayage » offert à quelqu’un qui garde sa couleur naturelle ne sert à rien. Un montant laisse choisir au bac, entre une coupe, un soin et un produit.
La hausse de tarif de janvier
Si vous revoyez vos prix en début d’année, c’est au moment où les bons de Noël reviennent. Un bon en euros traverse ce changement sans discussion ; un bon nommé vous engage à servir le forfait écrit.
Chez le barbier : le cadeau de quelqu’un qui ne connaît pas le métier
Le bon de barbier s’achète pour la fête des pères, un anniversaire ou Noël, souvent par une personne qui n’a jamais passé votre porte.
Un montant plutôt que « coupe et barbe »
Taille de barbe, rasage à l’ancienne, coupe et contours : l’acheteur ne sait pas ce que la personne préfère. Un montant proche de votre formule la plus demandée laisse le choix au fauteuil.
Un bon que tout le monde peut offrir
Écrivez le bon pour qu’il se lise sans connaître le métier : ce qu’il permet, comment prendre rendez-vous, jusqu’à quand. Rédigé sans « pour lui » ni « pour monsieur », il s’offre à un père, à un fils, à une amie si votre salon reçoit tout le monde.
La première visite du bénéficiaire
Celui qui reçoit le bon découvre souvent le salon ce jour-là. Prenez son prénom, montrez-lui votre carte de fidélité, et proposez le prochain rendez-vous avant qu’il ne reparte.
Les dates qui font vendre un bon au salon
Noël
Les bons s’achètent en décembre et reviennent après les fêtes. Affichez-les dès la fin novembre, à la caisse et sur vos réseaux.
La Saint-Valentin
Un soin, une coupe ou un rasage offert à deux : affichez le bon dès la fin janvier.
La fête des mères
Fin mai ou début juin selon les années : le moment des bons couleur et soin. Montrez-les trois semaines avant.
La fête des pères
En juin : la grande date du barbier. Le bon se voit en vitrine et sur vos réseaux dès la mi-mai.
Bon en euros ou bon pour une prestation
Les deux se vendent bien. Ce qui les sépare se voit au fauteuil, parfois plusieurs mois après la vente.
Bon en eurosBon pour une prestation
Hausse de tarif
Bon en euros : Le bon garde sa valeur, la prestation se paie au tarif du jour.
Bon pour une prestation : Vous servez la prestation écrite, même si son prix a monté.
Cheveux longs ou courts
Bon en euros : Le montant couvre ce qu’il couvre, le reste se complète.
Bon pour une prestation : À préciser sur le bon, sinon la discussion a lieu au bac.
Ce qui reste
Bon en euros : Un solde, à utiliser selon la règle écrite sur le bon.
Bon pour une prestation : Rien : la prestation est faite ou ne l’est pas.
Le cadeau
Bon en euros : Laisse choisir la personne qui le reçoit.
Bon pour une prestation : Se raconte mieux : « une coupe et un brushing chez nous ».
Créer et vendre la carte cadeau du salon avec Passcard
Au salon, la carte cadeau Passcard se range dans Apple Wallet ou Google Wallet du client, près de sa carte de fidélité. Elle porte un montant en euros, ce qui règle d’avance la question de la couleur sur cheveux longs, et rien n’est à installer pour la recevoir.
1. Vous créez la carte cadeau du salon
Dans le tableau de bord du salon, ouvrez « Carte cadeau ». Proposez les montants de vos formules les plus offertes, une coupe et brushing, une coupe et barbe, réglez la validité sur 6 mois, 1 an ou 2 ans, et écrivez le petit mot de chaque carte : « Sur rendez-vous, pour une coupe, une couleur ou un soin ».
2. Vous encaissez au salon
Le client règle le bon à la caisse du salon, comme une coupe. L’argent ne passe jamais par Passcard, et la TVA se déclare comme vous l’avez décidé avec votre comptable.
3. Vous émettez la carte au comptoir
Tapez le montant, le prénom de la personne qui viendra au fauteuil, son téléphone et son e-mail. Elle reçoit un message au nom du salon avec le montant et la date de fin ; pour l’offrir dans une enveloppe, téléchargez le bon imprimable et son QR code.
4. Au fauteuil, vous débitez la prestation
Le client se lève du fauteuil : scannez sa carte et tapez le prix de la prestation du jour. Le solde restant s’affiche aussitôt, prêt pour la prochaine coupe.
Les questions que posent les commerçants
Mes tarifs augmentent en janvier : dois-je honorer au même prix un bon « coupe et brushing » vendu en décembre ?
Nous n’avons trouvé aucun texte qui tranche ce cas précis. Un bon qui nomme une prestation promet cette prestation, et c’est ce que la personne qui le reçoit attend : servez-la telle qu’elle est écrite, c’est le prix d’un client gagné. Pour les bons à venir, vendez un montant, ou écrivez sur le bon qu’il vaut la prestation au tarif affiché le jour de la vente.
Quelle TVA appliquer sur un bon cadeau de coiffeur ?
Si tout ce que le bon permet de payer chez vous est au taux normal, coupes, couleurs, soins et produits, le bon est à usage unique : la TVA se déclare le mois où vous le vendez, au taux normal. Si le bon peut aussi payer un article à un autre taux, il devient un bon à usages multiples, taxé seulement le jour où il sert. Votre comptable tranche une fois pour toutes, avant la saison.
Le bénéficiaire ne vient pas à son rendez-vous : puis-je débiter son bon ?
Nous n’avons trouvé aucun texte qui règle ce cas pour un bon cadeau. Appliquez la règle que vous appliquez à vos clients qui paient, écrite sur le bon et dite à l’acheteur avant qu’il paie : l’article L111-1 du code de la consommation demande d’informer le client, avant la vente, des caractéristiques essentielles du service, et une règle annoncée d’avance se discute beaucoup moins au fauteuil.
Que mettre sur un bon cadeau de salon de coiffure ?
Le nom et l’adresse du salon, un numéro unique, un montant ou un forfait détaillé comme sur votre tarif, la date de fin en toutes lettres, la mention « sur rendez-vous » avec la façon de réserver, et vos règles pour le reste et le rendez-vous manqué. Le prénom de la personne qui offre et un mot court en font un cadeau.
Puis-je offrir une prestation précise avec la carte cadeau Passcard ?
La carte cadeau Passcard porte un montant en euros. Pour offrir une coupe et brushing, choisissez le montant de ce forfait à votre tarif, et nommez la prestation dans le petit mot de la carte. Le jour du rendez-vous, vous débitez le prix du jour ; s’il reste un solde, il demeure sur la carte.
La carte cadeau se crée depuis votre tableau de bord Passcard, à côté de votre carte de fidélité. Ce qu’elle comprend est détaillé sur la page des offres.