Carte de fidélité QR code : comment ça marche au comptoir, sans machine
La réponse courte
Non : une carte de fidélité QR code repose sur deux codes : celui que vous affichez au comptoir, que le client scanne avec l'appareil photo de son téléphone pour ajouter la carte à Apple Wallet ou Google Wallet, et celui qui s'affiche sur sa carte, que vous scannez avec l'appareil photo de votre téléphone ou d'une tablette pour ajouter le tampon. Il faut un QR imprimé, un appareil avec appareil photo et une connexion internet, rien de plus.
Le QR code a été conçu pour être lu vite, et n'importe quel téléphone récent sait le lire. C'est ce qui permet de se passer de lecteur, de terminal et de cartes en plastique. Quatre notions expliquent comment ça marche au comptoir ; chacune a sa source et un geste à faire dès aujourd'hui.
Les quatre notions qui font marcher une carte QR code
01
Le QR code, pensé pour être lu vite
Quick Response, Denso Wave, 1994
Le QR code est un code en deux dimensions présenté en 1994 par Denso Wave ; son nom vient de « quick response », parce qu'il a été conçu pour être lu à grande vitesse, et il contient bien plus d'informations qu'un code-barres classique, limité à une vingtaine de caractères.
Dans votre commerce : Au comptoir, il remplace l'adresse qu'il faudrait taper : le client vise l'affiche, et la page d'inscription de votre carte s'ouvre sur son téléphone.
Le geste du jour : Repérez l'endroit où le client attend, la file de caisse plutôt que la porte d'entrée, et prévoyez d'y poser le QR à hauteur des yeux.
02
La lecture par l'appareil photo du téléphone
iPhone et Android, sans application
Sur iPhone, l'app Appareil photo reconnaît un QR code et propose d'ouvrir le lien qu'il contient ; sur Android, l'appareil photo intégré ou Google Lens fait la même chose.
Dans votre commerce : Votre client n'a rien à installer pour s'inscrire : c'est le geste qu'il fait déjà pour lire un menu ou ouvrir un billet.
Le geste du jour : Avant d'imprimer, scannez votre QR avec un iPhone et avec un Android, de près puis depuis l'endroit où se tiendra le client.
03
Le code porté par la carte du client
Apple Wallet et Google Wallet
Une carte rangée dans Apple Wallet ou Google Wallet peut afficher son propre code, et le QR code fait partie des formats qu'Apple Wallet accepte, comme Google Wallet.
Dans votre commerce : C'est ce code, propre à chaque client, que vous scannez pour ajouter un tampon : votre téléphone ou une tablette, avec son appareil photo, joue le rôle du lecteur.
Le geste du jour : Choisissez le téléphone ou la tablette qui servira au comptoir, et trouvez-lui une place près de la caisse, à portée de main et de prise.
04
Le QR code collé par-dessus le vôtre
quishing
Le quishing est un hameçonnage par QR code : un faux code, souvent collé à la place d'un vrai, renvoie vers un site frauduleux.
Dans votre commerce : Un QR posé à votre caisse, sous vos yeux, est difficile à remplacer ; un autocollant en vitrine, côté rue, l'est beaucoup moins.
Le geste du jour : Écrivez le nom de votre commerce sous le QR, et vérifiez d'un coup d'œil, chaque matin, que rien n'a été collé dessus.
Ce qu'il faut au comptoir, et ce qu'il ne faut pas
Une carte de fidélité QR code se met en place avec ce que la plupart des commerces ont déjà.
Un QR code imprimé
Une affiche, un chevalet posé à la caisse, un autocollant, ou le code imprimé sur vos sachets et vos cartes de visite. Une imprimante de bureau suffit.
Un téléphone ou une tablette avec appareil photo
C'est lui qui lit la carte du client et enregistre le tampon. Le téléphone du commerce fait très bien l'affaire.
Une connexion internet
Le tampon est enregistré en ligne, puis la carte du client se met à jour. Le wifi de la boutique ou les données mobiles du téléphone suffisent.
Pas de terminal ni de lecteur à acheter
Aucun boîtier à acheter ou à louer, rien d'obligatoire à brancher sur la caisse : la carte de fidélité ne passe pas par le terminal de paiement.
Pas de cartes en plastique à commander
La carte vit dans le téléphone du client : pas de stock à gérer, et pas de carte perdue à refaire.
Un code lisible partout
Le QR code est décrit par une norme internationale : un code conforme se lit avec n'importe quel lecteur conforme, quel que soit l'outil qui l'a fabriqué.
Plus le client se tient loin, plus le code doit être grand. Le seul test qui compte : scanner l'affiche depuis l'endroit où il attendra, avec un téléphone ordinaire.
Un code qui résiste aux taches
Le QR code embarque une correction d'erreurs : selon le niveau choisi à sa fabrication, il retrouve son contenu tant que les parties abîmées ou salies ne dépassent pas 7 % à 30 % de ses données. Sur un comptoir où l'on pose des tasses, c'est ce qui le garde lisible.
Un code sombre sur fond clair, entouré d'une bande vide, se lit mieux qu'un code posé sur une photo ou collé contre un bord.
Une phrase à côté du code
« Scannez pour recevoir votre carte de fidélité » dit ce que le code apporte. Sans elle, le client ne sait pas pourquoi il sortirait son téléphone.
Un passage en caisse, étape par étape
1. Le client scanne le QR du comptoir
Son appareil photo ouvre la page de votre carte. Il remplit un court formulaire, donne son accord, puis ajoute la carte à Apple Wallet ou Google Wallet.
2. La carte reste dans son téléphone
Elle se range dans le portefeuille du téléphone, à côté des billets et des cartes d'embarquement. Pas d'application à installer, pas de mot de passe à retenir.
3. À chaque achat, vous scannez sa carte
Il ouvre sa carte, vous visez son QR avec votre téléphone ou votre tablette, et le tampon est enregistré. Prévoyez le téléphone oublié : votre outil doit permettre de retrouver le client par son nom ou son numéro.
4. La carte se met à jour toute seule
Le nouveau tampon apparaît sur la carte du client sans qu'il ait rien à faire. À la dernière case, la récompense l'attend.
Lecteur dédié ou téléphone du commerce
Les deux lisent un QR code. Ce qui les sépare, c'est ce qu'il faut acheter, installer et remplacer.
Lecteur ou terminal dédiéTéléphone ou tablette du commerce
Achat
Lecteur ou terminal dédié : Un appareil à acheter ou à louer.
Téléphone ou tablette du commerce : L'appareil que vous avez déjà.
Installation
Lecteur ou terminal dédié : À brancher, parfois à relier à la caisse.
Téléphone ou tablette du commerce : Une page à ouvrir, ou une icône sur l’écran d’accueil.
Ce que voit l'équipe
Lecteur ou terminal dédié : Souvent un bip, parfois un petit écran.
Téléphone ou tablette du commerce : Le prénom du client, sa carte et ses tampons.
Panne
Lecteur ou terminal dédié : Un appareil de remplacement à trouver.
Téléphone ou tablette du commerce : Un autre téléphone connecté au compte prend le relais.
Pour qui
Lecteur ou terminal dédié : Plusieurs caisses à fort débit, où chaque seconde compte.
Téléphone ou tablette du commerce : Un ou deux postes, où l’on tamponne entre deux échanges.
Non, pas pour une carte de fidélité QR code. Le client ajoute la carte en scannant le QR du comptoir avec l'appareil photo de son téléphone, et vous la tamponnez en scannant la sienne avec un téléphone ou une tablette. Un QR imprimé et une connexion internet suffisent.
Mes clients doivent-ils télécharger une application ?
Non. Sur iPhone, l'app Appareil photo lit le QR code ; sur Android, l'appareil photo intégré ou Google Lens. La carte se range ensuite dans Apple Wallet sur iPhone, ou dans Google Wallet sur Android.
QR code ou code-barres : quelle différence pour une carte de fidélité ?
Un code-barres classique se lit dans un seul sens et contient une vingtaine de caractères ; le QR code, en deux dimensions, en contient beaucoup plus et se lit avec l'appareil photo d'un téléphone. Apple Wallet accepte les deux familles de codes, mais le QR est le plus simple à lire sans lecteur dédié.
Et si mon client a oublié son téléphone ?
Choisissez un outil qui permet de retrouver le client par son nom ou son numéro de téléphone et d'ajouter le tampon à la main. Sa carte se met à jour la prochaine fois que son téléphone est connecté.
Un client sans smartphone peut-il avoir la carte ?
Pas dans un portefeuille de téléphone, puisque la carte y vit. Pour les quelques clients qui n'en ont pas, rien n'empêche de garder en parallèle quelques cartes tamponnées à la main.
Le QR du comptoir change-t-il si je modifie ma carte ?
Il ne devrait pas : le QR contient l'adresse de la page d'inscription, pas le dessin de la carte ni la récompense. Vérifiez-le auprès de votre outil avant d'imprimer en grande quantité, surtout sur des sachets.
Un QR code peut-il être piraté ?
Le code imprimé ne se modifie pas tout seul ; le risque, c'est un faux code collé par-dessus le vôtre, ce que Cybermalveillance.gouv.fr appelle le quishing. Gardez le QR à l'intérieur, sous vos yeux, et regardez-le chaque matin.
Passcard fournit le QR de votre commerce en affiche A4 ou en chevalet de comptoir à plier, et la carte dans Apple Wallet et Google Wallet. Vous tamponnez avec l'appareil photo de votre téléphone ou d'une tablette, ou vous retrouvez un client par son nom ou son numéro.